Couserans: ouverture de «La Maison du Valier» juillet 2009

Couserans: ouverture de «La Maison du Valier»

03/07/2009 | 19:20

On s’attendait au pire et on a trouvé le meilleur.

Sous l’appellation un tantinet austère de «Centre d’accueil et d’information du Riberot», les plus pessimistes s’attendaient à voir surgir au bord du chemin très fréquenté qui mène au Mont Valier, un quelconque cube en béton chargé de faire la promotion d’une montagne dont la grandeur se suffit largement à elle-même.

Dès lors, la surprise du randonneur inquiet est immense de ne pas voir, de prime abord, ce bâtiment tant redouté.
Lové au creux d’un détour du chemin, le, ou plutôt les quatre bâtiments reliés les uns aux autres, s’intègrent parfaitement dans un environnement  préservé.

Toute de bois, pierre, et  ardoise, «La Maison du Valier» peut aujourd’hui accueillir, dans la plus grande discrétion, nombre de convives dans la salle du restaurant et une quarantaine de randonneurs répartis en 9 chambres et dortoirs.

Il est clair que la partie la plus exceptionnelle de ce gîte-auberge est incontestablement l’«auberge», capable de rivaliser avec les meilleures tables du Sud-Ouest.
Bernard Fraisse a choisi en effet de présenter une cuisine du meilleur terroir qui soit.

Ceux qui ont pu apprécier ses talents de cuisinier à l’époque, pas si lointaine, où il gérait le refuge des Estagnous (en référence aux trois petits étangs situés en dessous du refuge), à l’autre bout du chemin, ont une petite idée de ce dont il est capable.

Pour nous être régalés, quelques jours à peine après l’ouverture, de foie gras poêlé, accompagné de toasts au confit de figues et d’une étonnante crème de réglisse, nous sommes quelques uns à pouvoir témoigner de l’incomparable talent de cuisinier de Bernard, … en attendant une autre de ses spécialités: la merlussade, plat traditionnel ariègeois à base de morue, servi à l’occasion des fêtes de Noël.

En fait, «La Maison du Valier» permet de résoudre une de ces problématiques qui se pose à l’homme en général et au randonneur en particulier, depuis la nuit des temps, et qui n’avait trouvé jusqu’à ce jour, aucune solution satisfaisante: Comment concilier gastronomie et randonnée montagnarde?

A ce questionnement fondamental, la vallée du Riberot propose une solution: Arriver en fin de journée au parking du Pla de la Lau.

Après un dîner «léger» et une bonne nuit de sommeil au gîte-auberge, démarrer, dès potron-minet, l’ascension du plus beau sommet des Pyrénées Ariègeoises, compter quatre heures de marche, puis déjeuner aux Estagnous, finir l’ascension, avant de redescendre tranquillement le soir et dîner de la meilleure des façons à la Maison du Valier, avant de repartir le lendemain vers d’autres aventures.

Ce parcours, au cœur d’une des plus anciennes et des plus importantes réserves naturelles du Massif des Pyrénéens, réjouira  tant les amoureux de la nature que les tenants d’un hédonisme bien compris, les deux étant d’ailleurs parfaitement complémentaires.

A noter qu’il existe aussi une version «light» de l’ascension du «Seigneur du Couserans» qui consiste à monter le long du Riberot jusqu’à la Tute de l’Ours (une petite heure) et, plus loin, la cascade de Nerech.

Pour tous renseignements: Annie Bretou et Bernard Fraisse
Tel: 05 61 01 01 01 /  maisonvalier@orange.fr

Photos: © AriegeNews 2009

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